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LÉGENDES INUIT POVUNGNITUK / INUIT STORIES
Zebedee Nungak et Eugene Arima
traduit en français et en anglais de l’inuktitut* par Bernard Saladin d’Anglure
Musée canadien des civilisations
(1988, 1990, 1992, 2000)
160 pages
89 illustrations
bilingue
$19.95

*Avant l’introduction du syllabaire par les missionnaires, l’inuktitut était seulement une langue à tradition orale. Ainsi, les récits et légendes se transmettaient de génération en génération. Ils ont ensuite été progressivement traduits et recueillis dans de nombreux ouvrages.

Laissons la parole aux Inuit… Laissons les sculpteurs de Povungnituk nous entraîner dans le récit de leurs légendes…

Chacune de ces 46 légendes est représentée par de très belles sculptures en stéatite. Les narrateurs devenant sculpteurs, leurs oeuvres perpétuent la richesse et la vivacité de leurs traditions.

Le faucon et l’oie (original en syllabique)
p. 83

Un faucon voulait avoir pour femme une oie blanche ; longtemps cependant l’oie refusa de rejoindre le faucon. Le faucon dit : « Je volerai longtemps sur place immobile ». Les oies blanches, pendant leurs voyages [migratoires] au-dessus de l’eau, là où il n’y a aucune terre, ont l’habitude de se poser sur l’eau lorsqu’elles sont fatiguées. De fait, le faucon, après avoir pris l’oie blanche pour femme, se mit à la suivre. Mais il n’avait pas les mêmes qualités qu’elle, étant plus lent et n’étant pas un oiseau aquatique. En effet, lorsque les oies blanches sont fatiguées, elles se posent sur l’eau.
Le faucon [la] suivit [et] comme elles étaient posées [sur l’eau] il vola sur place. « Je vais voler sur place », dit-il ; mais comme il était fatigué il chercha à se poser sur le dos de l’oie blanche et, ce faisant, lui arracha les plumes du dos et culbuta tout simplement dans l’eau. Telle fut la mésaventure du faucon.

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Zebedee Nungak est né à Povungnituk, dans le nord du Québec, en 1950. À l’âge de quatorze ans, il vint faire ses études secondaires à Ottawa, résidant chez une famille de cette ville.

Il parle couramment l’inuktitut et l’anglais. Sa connaissance intime de la vie des Inuit fut d’un secours inappréciable à Eugene Arima, qu’il accompagna à Povungnituk pour y recueillir la présente anthologie. C’est d’ailleurs lui qui fit la traduction du texte de l’inuktitut à l’anglais.

Il est retourné dans son coin de pays où il s’est occupé de l’éducaiton des adultes. Il a publié un journal trilingue afin de favoriser la communication entre les groupes inuit du Québec et de les renseigner sur les événements et les activités des autres régions du Canada.
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Eugene Arima a longtemps apporté sa collaboration aux Musées nationaux du Canada. D’abord chercheur à forfait, il fut, par la suite, membre du Service canadien d’ethnologie du Musée canadien des civilisations.

Après l’obtention de son grade de l’université de Toronto, en 1958, sa première étude sur les lieux fut celle des Inuit de Coppermine, Territoires du Nord-Ouest.

En 1959, il surveilla la reconstruction d’un kayak en peau à Ivuyivik dans le nord-ouest du Québec. C’est en 1963 et en 1964 qu’il recueillit les légendes inuit de Povungnituk, présentées ici.

Eugene Arima travaille présentement pour Environnement Canada.

Musée des civilisations
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