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UNE ENFANCE VOLÉE

Une fillette est allongée sur la table d’examen chromée du docteur. Elle n’a pas douze ans, elle est maigre, elle est faible.

Il est 4 heures de l’après-midi et elle n’a toujours pas été autorisée à manger quoi que ce soit.

A côté d’elle, sa mère semble étrangement excitée. Elle est sur le point de suggérer une opération à cœur ouvert pour sa fille…

Depuis son plus jeune âge, Julie est une enfant fragile qui passe plus de temps chez les médecins et dans les hôpitaux que sur les bancs de l’école.

Pourtant, ce mal étrange dont elle souffre, et que seule sa mère sait décrire, ne trouve pas de remède, en dépit des médicaments ingurgités, des traitements infligés et des innombrables spécialistes consultés…

Tout simplement, parce que Julie n’est pas malade…

Elle est victime du syndrome de Münchhausen par procuration.

Ma mère, mon bourreau est le récit de son enfance volée par une mère souffrant d’un besoin maladif d’attention. Un récit sans fard. Un témoignage poignant.

Le syndrome de Münchhausen par procuration est sans doute la forme de maltraitance la plus complexe – et la plus meurtrière – connue à ce jour.

On la définit comme la simulation ou la fabrication par un tiers d’une maladie physique et/ou psychique chez un sujet dépendant.

Dans la majorité des cas, l’auteur de ces actes est une mère, et la victime son propre enfant.

Comme ce fut le cas pour Julie.

Ce témoignage est préfacé par le Dr Marc Feldman du département de psychiatrie de l’université d’Alabama, qui expose clairement le syndrome de Münchhausen par procuration.

MA MÈRE, MON BOURREAU
(Sickened)
Julie Gregory
Traduction : Émilie Rofas
LES ÉDITIONS DE L’ARCHIPEL
2006 – 288 pages – 29,95$ – 18,95 euros

LES ÉDITIONS DE L’ARCHIPEL