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Paroles du soir
Contes du Rwanda
Recueillis par Mgr Aloys Bigirumwami
326 p.
octobre 2000
20 $
Les Éditions David


Éditions David : catalogue

Note : moi qui aime les contes, j’ai eu un plaisir fou à lire ces histoires colorées… je voulais connaître la fin de Perle-Noire et Léoncelle avec ses refrains enchanteurs… Et même si je trouvais bien cruelle l’histoire d’Un poussin chez le roi, je ne pouvais m’empêcher de tourner la page… Enfin, comme toutes les histoires finissent avec la même formule, je vous dis :
« Ce n’est pas moi qui m’arrête, c’est ma petite note qui s’achève. »

Adaptation française par Pierre Crépeau

Anthropologue spécialisé dans les systèmes de représentation et dans les arts et traditions populaires, Pierre Crépeau a séjourné au Rwanda de 1962 à 1969, surtout à titre de vice-recteur de l’Université nationale du Rwanda, et de 1972 à 1974 comme chercheur.

Fort d’une longue expérience de terrain et d’une connaissance approfondie du Rwanda, de son histoire, de ses institutions, de sa langue et de sa culture, l’auteur nous livre une adaptation française d’un choix de contes du Rwanda dans une langue souple et vivante qui a su conserver la saveur exotique de ces récits.

Ce florilège de 65 contes du Rwanda comprend des contes d’animaux, des contes sociaux et des contes merveilleux.

Récits tantôt purement imaginaires, tantôt rudement réalistes, ils étonnent, émerveillent et amusent; ils jugent aussi, louangent ou condamnent. L’homme y est mis à nu, le héros vénéré, le traître méprisé.

Marqués d’un sceau culturel spécifique, ils n’en représentent pas moins la sagesse des nations : les vérités qu’ils énoncent, les vices qu’ils réprouvent et les comportements qu’ils proposent sont ceux de tous les hommes de tous les temps.

Ces « paroles du soir » enchanteront les petits en pyjama et fascineront les grandes personnes en quête d’évasion.

«(…) grâce à cet ouvrage, nous savons que la beauté est aussi partie liée à l’éphémère et au deuil. Elle mène à travers les labyrinthes et la catastrophe, jusqu’à parvenir même à les transformer en fêtes. Après les destructions et les guerres, des œuvres aussi belles que ces Paroles du soir seront encore là pour témoigner que nous ne sommes peut-être pas condamnés à l’infinie tristesse des souvenirs.»

Melchior Mbonimpa, Liaison, no 111, été 2001, p. 47