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« il n’existe pas de monde
qui puisse nous contenir »

“falta un mundo
que pueda contenernos”

Ce recueil se divise en quatre parties.

Recommencer l’histoire en est la première.

L’auteure nous amène « dans le grenier de cette maison fermée » où elle « joue à se cacher des pas de sa grand-mère » (p. 19), ou encore dans le jardin où elle donne « des surnoms aux nuages » (p. 11). Mais le temps change les menus, rapetisse les os, y glisse la maladie et réduit la vie à un lit où s’entassent les souvenirs sans que « meurent (les) yeux/ pour enlever l’image au souvenir » (p. 29).

La deuxième partie se nomme Chair en moi.

« La clarté de ce jour, dit Velasco, efface la nostalgie/ de tout ce qui est parti/les murmures de celui qui montra/ma décadence… C’est un chemin nouveau/un livre vide… » (p. 33) qui appelle la lumière. Mais celle-ci ne viendra qu’après la guérison des abandons, celle de la « partie du cœur (qui) fait mal » (p. 39), le retour de « l’ensoleillement permanent de (ses) yeux » (p. 37) et cette marche sur le « tapis de chrysanthèmes/ (qui) attend de l’autre côté du recoin » (p. 41).

Et ce « nouveau chemin » la fera escalader « des jardins comme si jamais/ je n’avais perdu la parole » dit-elle, « comme si obscurité n’était pas de cette langue » (p. 41).

La troisième partie a Coup de vie, comme titre.

« Nous sommes encore du vide » (p. 85), dit Velasco. N’est-ce pas ici la reprise de l’affirmation de la première partie qui disait : « C’est un chemin nouveau/un livre vide… » (p. 33) qui appelle la lumière, un prochain train, une nouvelle lune, un enfant « distribuant les baisers/ qu’il (lui) manque » (p. 89), remplaçant « ta voix qui s’absente » (p. 91) ? « Seul l’amour pourra nous sauver » (p. 91) conclut la poète car « il advient plus avec l’amour » (p. 91)

Elle intitule la quatrième partie Des hommes qui allument la lumière.

« À qui confieras-tu le temps nouveau ? » (p. 103) questionne l’auteur dans les premiers vers de cette dernière partie. À qui confiera-t-elle également le chemin nouveau et le livre qu’elle en écrira ? Aux oiseaux qui ne savent pas le danger lorsqu’ils se perchent sur les « câbles de la lumière » (p. 105) ? Ou lorsqu’ils chantent… « comme pendant ces soirées avec ma grand-mère » (p. 105) ?

Elle a publié Inscripciones de Abril (éditions Literalia 2001), Diccionario de Escritoras de Guadalajara (2003) et a collaboré aux revues La Voz de la Esfinge, Crótao et Revista Simas.

VIENNE LA LUMIÈRE / VIENE LA LUZ
Patricia Velasco
Traduction: Dominique Soucy
LES ÉDITIONS LES ÉCRITS DES FORGES
LITERALIA EDITORES
2005 – 144 pages – 14,00$ – 15,00 euros

LES ÉDITIONS LES ÉCRITS DES FORGES

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